Les Vendanges

vendange_1Tout commence dans le courant de l’été, par la sélection des soixante vendangeurs indispensables pour rentrer en cave le fruit du labeur des douze mois précédents.  Cette équipe volontaire et enthousiaste, viendra renforcer les quinze salariés permanents de la cave et nous mêmes, pour qui cette ultime étape de la vigne revêt une importance hautement symbolique. C’est en effet la transition entre le cycle de la vigne et celui du vin.

L’appellation Châteauneuf du Pape obéit à un décret qui précise que la vendange doit être manuelle. Pour les Côtes du Rhône, rien n’exclut la vendange mécanique. Cependant, une récolte manuelle garantit de préserver l’intégrité des raisins avant leur mise en cuve, gage complémentaire de qualité. Le vignoble du Château du Bois de la Garde étant encore majoritairement en gobelet, donc non palissé, nous effectuons également une grande partie de la récolte à la main.

Dès la fin du mois d’août, la moitié de l’effectif se consacre à la récolte des premiers cépages blancs, grenaches et roussannes du Château Jas de Bressy notamment, puis ensuite ceux des Fines Roches. Elle enchaînera ensuite, début septembre, sur celle du Château du Bois de la Garde en commençant par les premières parcelles en cépages rouges destinées à la production de nos Côtes du Rhône rosé. Puis, vers la mi-septembre, selon les contraintes de la météo, la seconde moitié de l’équipe entre en jeu se concentrant  pour l’une sur le Bois de la Garde et l’autre sur les Fines Roches pour terminer enfin par le Jas de Bressy.

Au sein des deux équipes, coupeurs et porteurs mènent la danse. Au fur et à mesure que les coupeurs remplissent leur seau, les porteurs les remplacent par un autre, vide.

Un premier tri est effectué par les vendangeurs : avant de déposer une grappe dans le seau, ils s’assurent de la qualité sanitaire de celle-ci. Un deuxième tri est effectué dans la benne par le « trieur », lorsque le porteur vide son seau.

Dans la majeure partie du vignoble, les rangées de vigne ne sont séparées que de deux petits mètres, ce qui nécessite, pour préserver les souches et les grappes, de précéder le tracteur dans le but de couper les sarments qui viennent trop au milieu du rang et que celui-ci pourrait arracher.

Ensuite, la benne remplie, c’est le voyage à la cave pour la vider.